L’humanité face à deux crises vitales: Les crises du réchauffement climatique et de la biodiversité, vues par les sciences humaines

« Changements climatiques : le GIEC sonne de nouveau l’alarme ».[1] «Climat : une dernière chance pour la planète. »[2]

Du dimanche 7 octobre au mardi 9 octobre 2018, les experts scientifiques du GIEC lançaient un puissant signal d’alarme au sujet du processus et des conséquences du réchauffement climatique en cours.  Le rapport est, disons le,  catastrophique si l’humanité ne modifie pas drastiquement ses habitudes.  Cette crise climatique qui aura des conséquences sur l’environnement, la biodiversité, l’existence de certaines espèces (dont la nôtre), l’agriculture, l’aggravation des inondations, etc., est causée par l’activité humaine.  L’empreinte humaine sur les dérèglements environnementaux et climatiques est sans pareille dans le passé.  Les scientifiques du GIEC veulent donc secouer une humanité consumériste (bien que la consommation soit inégale) qui ne se préoccupe peut-être pas assez de la situation et en appellent aussi à la volonté politique. L’action est encore possible, il n’y a donc pas de fatalisme ni d’inéluctabilité.

Au sujet de ces deux crises (climat et biodiversité), l’univers médiatique et les réseaux sociaux nous informent en accordant une place prépondérante aux scientifiques (climatologues, biologistes, géologues, glaciologues, etc.), aux militants écologistes et aux politiques. Cela nous semble plus que légitime. Ces scientifiques et ces militants font pourtant appel à la volonté politique, annoncent les coûts sociaux et humains de l’inaction en cette matière. Certains insistent sur les coûts économiques envisagés devant ces crises, énormes pour entamer une transition des habitudes de vie, mais faramineux si nous ne bougeons pas.  Sont alors jetés dans l’espace public des objets d’études associés, voir relevant des sciences humaines tels que : le développement durable, la croissance économique verte, la décroissance, les investissements et la consommation éco-responsables, etc.  Certains recherchent même dans le passé si le dérèglement climatique n’aurait pas une incidence sur les mouvements migratoires, tentant d’expliquer la crise migratoire actuelle, mais surtout anticipant celle qui pourrait venir.  Ici, l’équipe de Monde 68 croit que les sciences humaines sont interpellées et c’est la raison pour laquelle elle vous propose ce dossier.  Nulle prétention ici, Monde 68 veut poursuivre son travail de vulgarisation sur les questions internationales en tenant compte de la multidisciplinarité en sciences humaines.

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Textes du dossier:

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Marc Bordeleau
Professeur d’histoire


[1] Publié sur le web, info Radio-Canada, le dimanche 7 octobre 2018.

[2] Le Monde, 9 octobre 2018.   À la une.

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